HomeLifestyleTravelHistoire de la Montee De Choulan à Lyon et Travaux

Histoire de la Montee De Choulan à Lyon et Travaux

Date:

Related stories

Mésange Azurée : Habitat, Chant et Comment la Reconnaître

La mésange azurée fascine de plus en plus de...

Ceralyne Avis : Est-ce une Bonne Marque de Céramique ?

Ceralyne avis est une recherche très fréquente chez les...

Paroles Ti Bihan Ar Un Enezig : Traduction et Partition

La chanson bretonne « ti bihan ar un enezig...

Déchetterie Wacken Strasbourg : Horaires et Déchets Admis

La déchetterie Wacken à Strasbourg joue un rôle central...

Accès Maternité Eveillon – Urgences Gynécologiques et Contact

Quand une grossesse commence ou qu’un problème intime survient,...
spot_imgspot_img

La montee de choulan est une des pentes les plus connues de Lyon. Elle relie les quais du Rhône au quartier de Fourvière et à la colline. Beaucoup de Lyonnais la prennent chaque jour, en voiture, en bus, à vélo ou à pied. Pourtant, peu de gens connaissent vraiment l’histoire de cette rue, l’origine de son nom, et les nombreux travaux qui l’ont transformée depuis plus d’un siècle.

Montee de Choulan dans l’histoire de Lyon

La colline de Fourvière est le berceau de la ville. Les Romains y avaient installé Lugdunum. Pour monter depuis le Rhône vers cette colline, il fallait des chemins raides, souvent en terre. La future montee de choulan n’était au départ qu’un de ces chemins rustiques, bordé de vignes, de jardins et de petites maisons.

Au Moyen Âge, Lyon se développe surtout le long de la Saône. La zone entre le Rhône et Fourvière reste encore assez rurale. La pente qui deviendra la montee de choulan sert d’accès aux terres agricoles et aux quelques domaines religieux. On y transporte le vin, le bois, les pierres des carrières voisines. Ce n’est pas encore une grande voie urbaine, mais déjà une artère importante pour ceux qui vivent sur la colline.

À partir du 18e siècle, la ville commence à se tourner davantage vers le Rhône. Les quais sont aménagés, des ponts se construisent. Pour relier ces nouveaux quartiers au plateau, la ville voit bien qu’il faut améliorer les pentes existantes. La montee de choulan va petit à petit sortir de l’ombre.

Origine du nom « Choulan »

L’origine exacte du nom « montee de choulan » reste discutée entre historiens locaux. Plusieurs pistes existent, souvent évoquées dans les études sur la toponymie lyonnaise.

La version qui revient le plus souvent fait remonter le nom à un ancien propriétaire de terrains sur la colline. Il aurait porté un nom proche de Choulan, Chollan ou Cholant. Avec le temps, la prononciation populaire et les écritures anciennes auraient fixé le nom sous la forme actuelle.

Une autre hypothèse évoque un mot local lié aux cultures de choux ou à une végétation particulière sur cette pente, mais les preuves sont faibles. Les archives mentionnent surtout des familles propriétaires dont le nom se rapproche de Choulan. Dans tous les cas, le mot s’ancre dans le langage des habitants, puis dans les plans officiels.

À partir du 19e siècle, le nom de montee de choulan apparaît clairement dans les documents municipaux et les plans cadastraux. Il devient une référence stable pour les ingénieurs, les urbanistes et les usagers.

Urbanisation de la montee de choulan au 19e siècle

Le 19e siècle est un tournant pour Lyon. La ville s’industrialise, les pentes se peuplent, les déplacements augmentent. La montee de choulan doit être élargie, stabilisée, pavée, puis plus tard revêtue de macadam. On installe des trottoirs sommaires, on canalise les eaux de pluie qui dévalent la pente lors des orages.

Cette période voit aussi la construction de nombreux immeubles et maisons le long de la voie. La montee de choulan n’est plus un simple chemin rural. Elle devient une rue urbaine, avec ses boutique de proximité, ses ateliers, puis ses garages. On y croise des ouvriers, des commerçants, des étudiants, des religieuses se rendant sur la colline.

La création de nouvelles lignes de transport public accélère cette évolution. La pente devient un axe stratégique pour connecter les rives du Rhône à Fourvière et aux quartiers ouest. Les voitures à cheval puis les premiers tramways expérimentent différentes solutions pour dompter cette déclivité.

Montee de choulan et montée de l’automobile

Avec le 20e siècle, l’automobile change tout. La montee de choulan, déjà réputée raide, se révèle dangereuse pour les véhicules mal équipés. Les freins chauffent, les moteurs peinent. Les premiers accidents graves sont signalés dans la presse locale dès les années 1920.

La ville doit alors adapter la voirie. Des travaux de nivellement sont lancés, les virages sont adoucis autant que possible, même si la configuration de la colline limite les marges de manœuvre. On renforce aussi la chaussée pour supporter le trafic croissant de voitures, camions et bus.

Peu à peu, la montee de choulan prend une fonction de liaison rapide entre le centre-ville et les quartiers ouest. Elle sert aussi de raccourci pour rejoindre l’autoroute, ce qui ajoute un trafic de transit important. Les habitants des immeubles qui bordent la rue subissent alors le bruit, la pollution et les vibrations.

Un axe sensible pour la sécurité routière

La pente, la courbure de la voie et la présence de carrefours complexes rendent la montee de choulan particulièrement délicate à gérer. La municipalité et la métropole la classent parmi les axes sensibles en matière de sécurité routière.

Au fil des décennies, différentes mesures sont testées pour réduire les risques :

  • limitation progressive de la vitesse
  • amélioration de l’éclairage public
  • installation de feux tricolores supplémentaires
  • marquage au sol renforcé pour guider les véhicules
  • renforcement des glissières de sécurité et des trottoirs

Malgré cela, la montee de choulan reste marquée par des accidents spectaculaires. Chaque événement dramatique relance le débat sur la capacité réelle de cette voie à supporter un trafic motorisé intense. La question du partage de la chaussée entre voitures, bus, vélos et piétons devient centrale.

Les grands travaux de la seconde moitié du 20e siècle

Après la Seconde Guerre mondiale, Lyon se modernise. Les grands boulevards se prolongent, les tunnels apparaissent, les ponts se multiplient. La montee de choulan ne fait pas partie des axes les plus visibles de ces grands projets, mais elle profite de plusieurs chantiers structurants.

On refait la chaussée à plusieurs reprises, on consolide les murs de soutènement, on élargit parfois les trottoirs. Des réseaux souterrains (eau, gaz, électricité, télécommunications) sont enfouis sous la voie. Chaque intervention est l’occasion de corriger certains points noirs.

Dans les années 1970 et 1980, l’augmentation du parc automobile oblige la ville à revoir la circulation. Des sens uniques sont étudiés, puis ajustés. La montee de choulan est intégrée dans un schéma plus large qui comprend les quais du Rhône, le tunnel de Fourvière et les voies rapides urbaines. La question de la fluidité semble alors primer sur celle du confort des riverains.

Montee de choulan et transports en commun

La montee de choulan joue un rôle particulier pour les bus qui relient la presqu’île et les rives du Rhône aux quartiers ouest et sud-ouest. Les lignes de bus doivent composer avec la pente, la densité du trafic et la difficulté de dépasser en toute sécurité.

Les opérateurs de transport adaptent le matériel. Les bus sont choisis avec des moteurs capables d’affronter cette montée sans surchauffe, et avec des systèmes de freinage efficaces en descente. Les conducteurs reçoivent des consignes spécifiques pour gérer la vitesse et les distances de sécurité.

La coordination entre les feux, les arrêts de bus et les passages piétons devient un enjeu de régulation quotidienne. La montee de choulan illustre bien la manière dont une simple rue peut concentrer des enjeux techniques, humains et politiques liés à la mobilité urbaine.

Travaux récents et réaménagements urbains

Depuis le début des années 2000, le regard sur l’espace public change. Les villes cherchent à réduire la place de la voiture et à redonner de l’espace aux piétons, aux vélos et aux transports collectifs. La montee de choulan est naturellement concernée par cette nouvelle approche.

Plusieurs chantiers successifs ont ainsi marqué la vie des habitants et des usagers :

Reprise de la chaussée et des trottoirs

Pour améliorer le confort et la sécurité, des travaux importants ont été réalisés sur la couche de roulement. La chaussée a été refaite avec des matériaux plus résistants, adaptés au poids des bus et au passage fréquent des véhicules. Les trottoirs ont été en partie rétrécis, en partie élargis selon les secteurs, afin de trouver un équilibre entre circulation et cheminement piéton.

Mise aux normes d’accessibilité

La montee de choulan, comme d’autres rues en pente de Lyon, doit respecter progressivement les normes d’accessibilité. Des bandes podotactiles sont posées aux passages piétons, des bateaux de trottoir sont aménagés pour faciliter la traversée des personnes en fauteuil roulant ou avec poussette. Les interventions sont parfois complexes à cause de la déclivité et des contraintes de largeur.

Réorganisation du stationnement

Le stationnement en bord de voie a longtemps été toléré, voire encouragé, sur certaines portions. Mais la circulation dense et les problèmes de visibilité ont conduit à reconsidérer cette pratique. Des places sont supprimées, déplacées vers des rues adjacentes ou des parkings. Cette évolution suscite des réactions diverses, entre soulagement des usagers et inquiétude des commerçants.

Sécurité, vitesse et aménagements cyclables

Les nouvelles politiques de mobilité encouragent la pratique du vélo, même en ville haute et sur les pentes. La montee de choulan, avec sa déclivité marquée, attire des cyclistes sportifs mais aussi des usagers du quotidien avec vélos à assistance électrique. La cohabitation avec les voitures et les bus pose alors de vrais défis.

Plusieurs mesures sont envisagées ou déjà mises en place :

  • abaissement de la vitesse maximale autorisée pour les véhicules motorisés
  • marquage de bandes cyclables ou de « pictogrammes vélo » pour rappeler la présence des deux-roues
  • réflexions sur des itinéraires alternatifs moins pentus pour les cyclistes débutants
  • renforcement des campagnes de sensibilisation à la prudence en descente comme en montée

Les débats sont vifs, car la largeur disponible reste limitée. Chaque mètre gagné pour les vélos ou les piétons est perçu comme un mètre perdu pour la voiture. La montee de choulan résume ainsi les tensions actuelles autour du partage de l’espace public.

Vie de quartier autour de la montee de choulan

Au-delà des aspects techniques et historiques, la montee de choulan est aussi un lieu de vie. Des familles y habitent depuis plusieurs générations. Elles ont vu la rue changer de visage, perdre certaines petites boutiques, gagner de nouveaux services, se densifier.

Les bruits de moteur, les sirènes, les bus qui montent et descendent rythment le quotidien. Selon l’heure, la lumière du soleil joue différemment sur les façades et les arbres proches. Les habitants racontent souvent leurs souvenirs d’enfance sur cette pente, les descentes un peu folles en vélo, les courses pour attraper un bus, les retours de nuit avec la vue sur les lumières du Rhône en contrebas.

La montee de choulan est aussi un repère pour ceux qui se rendent à pied vers Fourvière ou vers les établissements scolaires et les institutions religieuses du plateau. Pour beaucoup, la montée représente un effort physique, une petite épreuve quotidienne, presque un rituel.

Montee de choulan et mémoire des accidents

Certains drames ont marqué durablement la mémoire collective. Chaque accident grave sur la montee de choulan provoque une vague d’émotion. Fleurs, bougies, messages s’accumulent parfois à un angle de trottoir ou à un feu tricolore. Les discussions entre voisins s’animent, les associations de quartier s’expriment, les élus se déplacent.

Ces événements tragiques rappellent la fragilité des usagers et les limites des infrastructures. Ils poussent la collectivité à revoir ses projets de travaux, à accélérer certaines mises aux normes, à revoir les plans de circulation. La montee de choulan devient alors un symbole des efforts nécessaires pour concilier mobilité et sécurité dans une grande ville.

Perspectives d’avenir pour la montee de choulan

Les prochaines années devraient encore apporter des changements importants. Les politiques publiques vont dans le sens d’une réduction du trafic de transit et d’une meilleure qualité de l’air dans les centres urbains. La montee de choulan pourrait voir :

  • une place plus grande pour les bus et les vélos
  • des trottoirs mieux protégés et plus confortables
  • des aménagements paysagers pour limiter la chaleur et le bruit
  • une reconfiguration de certains carrefours jugés dangereux

Ces transformations demanderont du temps, des études techniques et une concertation avec les habitants. Mais elles montrent que la montee de choulan n’est pas une simple voie figée. Elle continue d’évoluer avec la ville, ses usages, ses priorités écologiques et sociales.

Conclusion: une montée au cœur de l’histoire et des travaux urbains

Depuis les anciens chemins de terre jusqu’aux chantiers modernes, la montee de choulan accompagne l’histoire de Lyon. Elle a vu passer des charrettes de paysans, des tramways, des voitures, des bus articulés, des vélos et des trottinettes. Elle a connu des périodes de calme et des heures de fort trafic, des élargissements, des consolidations, des réfections de chaussée.

L’étude de la montee de choulan montre comment une rue, en apparence banale, concentre des enjeux profonds: choix de mobilité, qualité de vie des riverains, sécurité routière, mémoire locale, lien entre histoire et modernité. Les travaux passés et futurs sur cette voie ne sont pas de simples opérations techniques. Ils traduisent une manière de penser la ville et de la vivre au quotidien.

Lorsque nous empruntons la montee de choulan, à pied ou en véhicule, nous suivons sans toujours le savoir une ligne chargée de récits, de décisions politiques, d’efforts d’ingénieurs et de voix d’habitants. Comprendre cette histoire aide à regarder différemment les côtes et les pentes de Lyon, et à imaginer ce que pourrait être une ville plus douce, même là où le relief semble, au premier regard, le plus rude.

Subscribe

- Never miss a story with notifications

- Gain full access to our premium content

- Browse free from up to 5 devices at once

[tds_leads input_placeholder="Your email address" btn_horiz_align="content-horiz-center" pp_msg="SSd2ZSUyMHJlYWQlMjBhbmQlMjBhY2NlcHQlMjB0aGUlMjAlM0NhJTIwaHJlZiUzRCUyMiUyMyUyMiUzRVByaXZhY3klMjBQb2xpY3klM0MlMkZhJTNFLg==" pp_checkbox="yes" tdc_css="eyJhbGwiOnsibWFyZ2luLXRvcCI6IjMwIiwibWFyZ2luLWJvdHRvbSI6IjQwIiwiZGlzcGxheSI6IiJ9LCJwb3J0cmFpdCI6eyJtYXJnaW4tdG9wIjoiMTUiLCJtYXJnaW4tYm90dG9tIjoiMjUiLCJkaXNwbGF5IjoiIn0sInBvcnRyYWl0X21heF93aWR0aCI6MTAxOCwicG9ydHJhaXRfbWluX3dpZHRoIjo3NjgsImxhbmRzY2FwZSI6eyJtYXJnaW4tdG9wIjoiMjAiLCJtYXJnaW4tYm90dG9tIjoiMzAiLCJkaXNwbGF5IjoiIn0sImxhbmRzY2FwZV9tYXhfd2lkdGgiOjExNDAsImxhbmRzY2FwZV9taW5fd2lkdGgiOjEwMTksInBob25lIjp7Im1hcmdpbi10b3AiOiIyMCIsImRpc3BsYXkiOiIifSwicGhvbmVfbWF4X3dpZHRoIjo3Njd9" display="column" gap="eyJhbGwiOiIyMCIsInBvcnRyYWl0IjoiMTAiLCJsYW5kc2NhcGUiOiIxNSJ9" f_msg_font_family="downtown-sans-serif-font_global" f_input_font_family="downtown-sans-serif-font_global" f_btn_font_family="downtown-sans-serif-font_global" f_pp_font_family="downtown-serif-font_global" f_pp_font_size="eyJhbGwiOiIxNSIsInBvcnRyYWl0IjoiMTEifQ==" f_btn_font_weight="700" f_btn_font_size="eyJhbGwiOiIxMyIsInBvcnRyYWl0IjoiMTEifQ==" f_btn_font_transform="uppercase" btn_text="Unlock All" btn_bg="#000000" btn_padd="eyJhbGwiOiIxOCIsImxhbmRzY2FwZSI6IjE0IiwicG9ydHJhaXQiOiIxNCJ9" input_padd="eyJhbGwiOiIxNSIsImxhbmRzY2FwZSI6IjEyIiwicG9ydHJhaXQiOiIxMCJ9" pp_check_color_a="#000000" f_pp_font_weight="600" pp_check_square="#000000" msg_composer="" pp_check_color="rgba(0,0,0,0.56)" msg_succ_radius="0" msg_err_radius="0" input_border="1" f_unsub_font_family="downtown-sans-serif-font_global" f_msg_font_size="eyJhbGwiOiIxMyIsInBvcnRyYWl0IjoiMTIifQ==" f_input_font_size="eyJhbGwiOiIxNCIsInBvcnRyYWl0IjoiMTIifQ==" f_input_font_weight="500" f_msg_font_weight="500" f_unsub_font_weight="500"]

Latest stories

spot_img

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here